Voyage Vietnam : Vietnam , milles facettes , milles sourires 14 jours - Découverte culturelle, Randos,

Voyage Vietnam : Vietnam , milles facettes , milles sourires 14 jours - Découverte culturelle, Randos, FamilleIntroduction:
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Par ce séjour, vous allez découvrir un bon nombre de facettes dans le kaléidoscope de paysages et de rencontres que peut proposer le Viet Nam. Vous allez pouvoir vous immerger en profondeur au cœur des régions si différentes les unes par rapport aux autres, vous allez pouvoir découvrir une identité géographique, ethnique et culturelle pour chaque ville, vous allez vivre des expériences uniques pour chaque endroit visité. Vous partirez de la capitale économique, moderne, bruyante, commerciale pour voyager vers Da Lat, petit coin ressourçant à l’ombre des milliers de sapins. Vous partirez pour les plages superbes de Nha Trang, vous vous perdrez dans les rues tortueuses de Hue et Hoi An, villes figées dans le temps des empereurs. Vous terminerez par Ha Noi, la capitale millénaire qui présente un camaïeu de couleurs, de traditions et de nouveauté, unique dans tout le pays. Et ce n’est pas sans oublier Sa Pa, station perdue dans les montagnes, et Ha Long, Baie mondialement connue et tellement romantique… Ce voyage, au rythme de voyage fort appréciable est adapté à tous les ages, et comme promesse, des paysages sans égal, des contacts uniques, des instants détente et une forte émotion garantie.
Les atouts de ce voyage:
  • Sites incontournables : Ha Noi, Sapa, Bac Ha, Hue, Hoi An, Nha Trang, Halong,
  • Sa Pa et le marché très coloré de Bac Ha, rencontre des ethnies minoritaires
  • Séjour balnéaire à Nha Trang, activités nautiques
  • Da Lat et ses hauts plateaux, ville de l’amour.
  • Rythme de voyage tout en douceur
Au jour le jour

Jour 1   Hochiminh ville –- Dalat

Vous aurez rendez-vous en bas de votre hôtel avec le guide et la voiture et vous partirez pour Da Lat, ancienne station climatique française. Vous déjeunerez au restaurant près de la chute Prenn. Vous visiterez ensuite le lac Tuyen Lam, le monastère de Truc Lam et le marché central. Nuit à Dalat.
Jour  2: Da Lat (B)
Cette journée sera consacrée à la découverte de Da Lat : visites de la Vallée de l’Amour, du village de la broderie, de la gare ferroviaire, de l’ancienne résidence de l'Empereur Bao Dai (dernier Empereur du Viet Nam) et de la chute d’eau Dalanta. Vous poursuivrez les visites après le déjeuner avec le lac Xuan Huong et la pagode de Lam Ti Ny. Nuit à l'hôtel.
Jour 3: Da Lat – Nha Trang: ( B)
Vous partirez à 8h, pour vous diriger vers Nha Trang. Vous vous arrêterez en cours de route pour contempler la vue depuis le col de Ngoan Muc, l'un des plus beaux du Viet Nam. Les visiteurs auront la chance d’obtenir une vue panoramique depuis le pied jusqu'au sommet du col. Puis vous visiterez Pok’long Garai, une Tour Cham. Vous arriverez en tout début d’après-midi et vous aurez tout le temps pour visiter Cho Dam, un parc d'attractions et Vinpearl Land, célèbre pour le concours de Miss Univers.
Jour 4: Tour de l'île (B):


Vous embarquerez sur un bateau pour aller croiser dans la baie, vous traverserez des paradis de végétation tropicale sur des îles encore sauvages et inhabitées. Vous vous arreterez sur de nombreuses iles. Sur Hon Mieu par exemple, vous visiterez un aquarium géant où l’on voit des tortues, des raies, des poissons exotiques et quelques petits requins. Le déjeuner sera alors servi sur le bateau, puis vous continuerez l’exploration des autres iles. Vous pourrez alors vous baigner sur l’une des plages de Nha Trang, connues comme les plus belles plages du Viet Nam ou bien vous promener dans le marché pittoresque de la ville, vous y trouverez aussi bien des fruits et légumes que des objets artisanaux. Nuit à l’hôtel.
Jour 5: Nha Trang  - Hoi An (B)
Vous partirez pour l’aéroport de Cam Ranh pour attraper le vol de Da Nang. Puis vous vous rendrez à Hoi An et vous visiterez la ville, le musée des antiquités, le pont japonais, le quartier chinois, la maison de Phung Hung, le marché et enfin le port qui était très animé au XVème siècle et où accostaient les bateaux et jonques de tous pays : chinois, hollandais, japonais, portugais... Vous vous arrêterez également à la Pagode Chuc Thanh – la plus ancienne pagode de Hoi An (1454) érigée par un moine chinois.
Jour 6: Hoi An (B)
Matinée libre, jusqu'à votre départ pour Hue. Vous suivrez le bord de mer et vous vous arrêterez au sommet du Col des Nuages, ainsi que dans le village de pêche de Lang Co. Nuit à l’hôtel.
Jour 7 : Hue – Journee de visite de Hue (B)


Hue, petite ville charmante et atypique, est située au bord de la rivière des Parfums, elle fut, sous le règne des empereurs Nguyen dernière dynastie au pouvoir au Viet Nam (1802 – 1945), la capitale impériale. Tous les visiteurs qu’ils soient nationaux ou étrangers sont toujours impressionnés par la beauté naturelle de ce lieu charmeur : l’ombre des arbres aux ages respectables et respectés, la tranquille Rivière des Parfums qui coule paisiblement, les senteurs exquises des plantes aux balcons, dans les jardins ou sur les marchés… L’air vénérable des monuments anciens offre au visiteur une atmosphère sereine et propice à un calme désiré. Ce matin, vous découvrirez le complexe de l'ancienne capitale impériale. Il ne faut pas oublier de dire que la citadelle et les tombeaux des empereurs ont été construits et embellis par les roi et les artisans vietnamiens aux mains d'or pendant près d'un siècle et demi et dégagent toujours une finesse et une harmonie suprême entre l'homme et la nature. Ces sites ont mérité d'être préservés par l'UNESCO comme patrimoine culturel de l'humanité. Vous entrerez par l'immense porte du Midi de la Citadelle, puis traverserez la Cour royale avant d'entrer dans le Palais de l'Harmonie Suprême  (salle du trône). Vous continuerez enfin dans l'enceinte de la Cité Pourpre Interdite construite sur le modèle de la Cité Interdite de Pékin. Cette cité regroupait de nombreux temples et palais somptueux qui ont été détruits par la guerre contre les Américains et surtout par les offensives du Tet de 1968. Grâce à la participation de l'UNESCO, ce site a été fidèlement restauré pour le plus grand plaisir de tous. Une des parties les plus intéressantes de cette Cité est le Temple Ancestral, dédié aux Empereurs décédés. Le culte des ancêtres reste toujours dans la coutume vietnamienne, chaque personne décédée sera régulièrement vénérée par ses descendants durant plusieurs générations. Vous emprunterez un petit sampan sur la Rivière des Parfums pour aller visiter la Pagode de la Dame Céleste construite durant le 17ème siècle. Vous poursuivrez la visite avec le tombeau du roi Tu Duc au milieu de frangipaniers et de pins et construit sur les plans établis par l’Empereur en personne. Nuit à l’hôtel.
Jour 8: Hue – Avion pour Ha Noi – Visite de la ville  (B)
Départ pour l’aéroport de Hue pour le vol de Ha Noi. Vous serez accueilli par votre guide qui vous dirigera jusqu'à la voiture. Vous ferez ensuite route jusqu'à votre hôtel afin de vous reposer de votre voyage. Vous pourrez commencer la visite de la ville ou tout simplement vous immerger dans cette marée de bruits, d’odeurs, de formes et de couleurs. Cela sera une première occasion de découvrir la capitale du Viet Nam au charme provincial, traversée par le fleuve rouge et parsemée de lacs miroitants… Ha Noi est une ville aux rues bondées de scooters, aux trottoirs occupés par les habitants qui papotent, mangent ou font la sieste. Le vieux quartier où chaque métier possède sa propre rue et où chaque rue est dédiée à un métier, fourmille de vie et d’entrain. Pourtant juste à côté, vous pourrez trouver un lac calme et reposant où les papis en pyjama se promènent, et les cafés vous proposeront des boissons délicieusement rafraîchissantes. C’est le cœur de la ville, si ce n’est le poumon, lieux de rencontres insolites, de prises de vues, et de petits souvenirs hétéroclites. Vous visiterez les principaux sites, comme par exemple le Petit Lac, perle au centre de la ville, le temple de la Littérature, première université du Viet Nam à l’architecture originale, le Mausolée de Ho Chi Minh et la Pagode du pilier unique. Vous pourrez changer de rythme en visitant le vieux quartier dans un tour de cyclo-pousse, cela sera la parfaite occasion de immerger dans la vie quotidienne de la ville marchande. Imaginez une ville constituée deux ou trois lacs verts, une cathédrale grise, quelques pagodes dorées et pourpres et une quantité impressionnante de rues : la rue des boutons, des fermetures – éclair, des pelotes de laine,  des tuyaux d’échappement, des enjoliveurs, des offrandes pour les morts, des sandalettes, des jouets d’enfants, des cahiers, des cadenas et des clés, des oursons, des bonnets de soutien-gorge, des mobylettes, et encore bien plus… Chaque rue garde sa spécialité et il est facile de se repérer grâce aux marchandises mises à disposition. Les rues commencent mais ne finissent nulle part, elles n’ont de but que de simplement mélanger les passants. Nuit à l’hotel.
Jour 9: Ha Noi – Ha Long (B) Sans Guide

Ce jour sera particulièrement unique, car vous vous dirigerez vers la huitième merveille du monde, la très célèbre et magique Baie d’Ha Long. Vous traverserez tout d’abord les plaines du delta du Fleuve Rouge où les rizières s’étendent à perte de vue. Sur l’heure du déjeuner, vous arriverez à l’embarcadère et grimperez alors sur une jonque pour un voyage extraordinaire. Le déjeuner sera servi rapidement, comme on dit si bien, « l’air marin donne faim » et vous pourrez alors déguster des fruits de mer fraîchement péchés. La promenade en bateau plongera le visiteur dans un monde féerique, entre ciel et mer, deux mondes d’azur déchirés par ces pics dressés, striant le ciel et brisant la mer. Nuit à bord, cabine privée confortable.
 Jour 10 : Ha Long  - Ha Noi – Lao Cai (B) Sans Guide
En ce tranquille matin, vous vous rendrez sur un village de pêcheurs flottant dans un abri naturel qu’offrent les monts sortant des eaux. Puis cela sera déjà le retour vers Ha Long, vous arriverez dans la capitale après avoir remonté par la route le cours du Fleuve Rouge en fin d’après-midi. Puis le soir, après le dîner, vous vous rendrez à la gare de Ha Noi afin de prendre le train pour Lao Cai. Nuit dans le train (wagon couchettes climatisé).
Jour 11 : Lao Cai – Bac Ha – Sapa (B)
Vous arriverez incroyablement tôt à Lao Cai, vers 5h du matin. Néanmoins vous pourrez prendre un petit déjeuner dans un restaurant et vous rafraîchir par la même occasion, puis vous vous rendrez à Bac Ha afin de visiter le marché qui se tient une fois par semaine (attention aux dates proposées, assurez-vous de bien choisir le jour de passage à Bac Ha). Ce marché est un lieu de rencontre de toutes les minorités de la région, notamment les Mong bariolés, les Tay, les Nung, les Phu La et les Dao noirs. Vous serez complètement dépaysés par l’ambiance de ce petit marché original et très coloré. Dans l’après-midi, vous partirez pour Sa Pa par une belle route bordée par de petits villages et des cultures en terrasses. Nuit à l’hôtel.
Jour 12: Sapa Trek (B)

Ce jour, vous partirez de Sa Pa, pour randonner dans une vallée proche. Vous traverserez les villages de Cat Cat et de Lao Chai. Le chemin est facile et descend en serpentant entre les champs maraîchers. Cat Cat est un village H’mong d’une vingtaine de maisons et doit son nom à la proximité d’une cascade où est installée une petite station hydroélectrique bâtie par les Français en 1925 sur la rivière Muong Hoa. Vous arriverez à Y Linh Ho village de  H’mong noirs, où vous pouvez prendre un repos pendant que vous êtes servi le déjeuner à proximité de la rivière Vous traverserez la rivière et grimperez vers le village H’mong noir de Lao Chai avec ses maisons en bois dont l’architecture est typique dans cette région montagneuse du Viet Nam. Puis vous passerez la nuit dans une maison de la minorité Giay à Ta Van. Vous pourrez faire une promenade pour profiter de la vue sur la vallée ainsi que vous baigner dans la rivière voisine. Nuit chez l’habitant.
Jour 13 : Sa Pa Trek – Sapa - Lao Cai (B)
Dans la matinée vous vous rendrez au village de Giang Ta Chai, située au milieu d’une foret de bambou, c’est un village Dao rouge. Paisible et calme vous pourrez apercevoir une magnifique cascade et vous pourrez vous reposer un petit peu dans un coin d’ombre tant recherché. Puis vous irez au village multiethnique de Ta Phin. Vous y rencontrerez des Dao rouges, des H’mong noirs et des Kinh. Une fois arrivé, au village de Su Pan, une voiture vous attendra afin de vous ramener vers Sa Pa. Dans la soirée, cela sera le retour vers Lao Cai pour attraper le train de nuit pour Ha Noi. Nuit dans le train.
Jour 14: Ha noi: (B)
A nouveau, vous arriverez tôt à Ha Noi et vous pourrez alors découvrir la vie matinale des Hanoiens. Nos services se termineront une fois à votre hôtel.
                                                                                           Fin de notre service

 

Voyage Vietnam: SYSTEME DES SOUTERRAINS VINH LINH

SYSTEME DES SOUTERRAINS VINH LINH

Johnson a declare :” il faut transformer ce territoire recule a l’epoque de pierre” . Voila la guerre de destruction qui est executee a l’egard de l’objectif :” il faut de toute facon de prolonger la frontiere des Etats Unis aux 17e. paralele”.!
Et un demi-million de tonnes de bombes verse sur un petit village de 80km2 : une guerre de 70 000 ha contre 500 milles tonnes de bombes devient, par contre, la magnifestation contre-americaine, un attentat contre lui-meme.
Et alors, les habitants s’appuyent obligatoirement sur cette terre pour leur existance. Avec la maison, la pioche, la pelle. Ils coupnt la terre, creusent les tranchees, les fosses et puis les tunels a vivre dans le noir. La famille est divisee en petites groupes afin d’eviter d’etre exterminee tout : l’une s’engage dans la foret, l’autre habite dans le tunel; les enfants montent au nord, les adultes font la guerre en gardant leur village natal….
Et voici l’histoire mythique miraculeuse dans le souterrain est nee : les travaux colossaux, lgendaires, mythiques du XXe S. sont crees : 114 tunels de plus de 40km se font creuses a la main; une vie etrangere exixte pendant 8 ans dans la terre, avec assez de notions vitales : naissance, etude, s’aimer, s’amuser, se distraire… mais ce qui n’est pas normal ici c’est seulment 1m80 entre le ciel et la terre.
Vinh Linh est reconnu du pays et du monde depuis l’Accord de Geneve 1954 qui divise le VN en deux. La riviere de Ben Hai devient la ligne de la demarquation naturelle du provisoire. Les Americains ne respectent pas l’election commune ; puis ils ont cause l’evenement du Golf du Tonkin pour attaquer Hanoi –la capitale- et Vinh Linh – la zone avant-garde-. qui recoit directement les ravitaillements du nord pour la gurre au sud !De l’annee 1965 a 1972, chaque jour, V Linh subit les bombes B52, des canons de l’autre cote de la rivierre de la ligne electronique de Mc Namara, de la flotte 7 de la mer de l’Est. En moyenne, pendant 8 an, chaque habitant a trop subit de 7 tonnes de bombes. Vinh Linh devient une legnde du XXe S.
En 1966, Vlinh a creuse 1 300km de tranches equivalent a la moitie de la longuer du VN et 1 300 fosses et abris; Dans tout le village de Vinh Linh , il y a 114 villages-tunel de plus de 40km avec les caracteristiques telles que puits, axe principale traverse les monts, les collines; des ramifications a se sauver, foyer, entrepots, depots, cuisine de Hoang Cam, portes d’entrée. A linterieur, le tunel a la forme d’un Z de la dimension de 1,6-1,9m de haut et de 0,9-1,2m de large ou se trouvent les dispensaires, la maternite, la salle de conference, le theatre, la creche, la maternelle….
Pendant 2 ans, on a creuse :
- 3 800 milliards m3 de terre de 1966 a 1968,
- chaque tunel est une miniature d’un village de 40-80ha
- le tunel est lumine seulement au cas necessaire afin d’economiser le petrole.
- la cuisine Hoang Cam
- plus de 60 enfants sont nes dans le tunel,
- pour le but de prendre “le chant de la musique a elipser le bruit de la bombe”,
- c’est l’abitation des habitants, le lieu de faire la guerre…
- la clinique, l’hopital
- l’entrepot des vivres et des armes,
- 3 etages de 8 a 25 m.

Voyage Vietnam: Province de Lai Chau

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La température annuelle moyenne est de 23ºC et le taux de précipitations est aux environs de 2 500mm.La province de Lai Chau est située au nord-ouest du Vietnam et partage ses frontières avec la Chine, le Laos et les provinces de Lao Cai, Son La et de Dien Bien. La mousson rend l'été pluvieux et l'hiver très court. La température annuelle moyenne est de 23ºC et le taux de précipitations est aux environs de 2 500mm.
Les forêts donnent du bois, diverses espèces de bambou, l'igname des teinturiers, le stick-lac, la cardamome, le champignon, l'anis. Les vestiges de Lai Chau comprennent la stèle Lê Loi, résidence Deo Van Long. La province possède nombreux paysages primitifs comme cavernes Tien Son, Tham Cung au district de Phong Tho, la chute Tac Tinh, le ruisseau de Muong Lai, etc. Etant une région qui regroupe plusieurs groupes ethniques, Lai Chau préserve plusieurs villages des ethniques minorités,  particulièrement Sin Ho. Le chef-lieu de Lai Chau est à près de 402km de Hanoi par la nationale 32, travers la province de Lao Cai. Il est à environ de 210km de la ville de Dien Bien Phu. Avec 112km par la nationale 4D liant Lai Chau et Lao Cai, on traverse le col de Hoang Lien Son, considéré comme le plus le col long et grandiose au Vietnam, et puis Sapa. Superficie: 9 059,4 km²
Population: 314 200 habitants (l’an 2005)
Capitale provinciale: Chef-lieu de Lai Chau
Division administrative: Phong Tho, Tam Duong, Muong Te, Sin Ho, Than Uyen.
Groupes ethniques: Thai, H’Mong, Viet(Kinh), Giay, Dao.

Voyage Vietnam: Dien Bien Phu : vestige de la guerre d'Indochine

Voyage Vietnam: Dien Bien Phu : vestige de la guerre d'Indochine



Dien Bien Phu est accessible depuis Hanoi soit par la route (500 Km) avec une étape intermédiaire à Son La, soit par l’avion (une heure de vol). Cette distance par rapport à Hanoi fait que Dien Bien Phu est souvent inclus comme une étape dans un circuit fermé d’au moins 5 jours vers le Nord – Ouest du pays dont l’intérêt est moyen car les paysages, même s’ils sont grandioses, restent plus ou moins monotones. L’extension Hanoi – Dien Bien Phu en avion est rarement proposée, sauf si le voyageur tient vraiment à visiter cet ancien champ de bataille.
Les centres d’intérêt de Dien Bien Phu comprennent le Musée de la guerre, le Poste de commandement de De Castries, le Poste de commandement du Général Giap et de ses conseillers. On peut également visiter les profonds tunnels qui servaient d'abris en cas de
bombardement. L'excursion vers le poste de commandement du général Giap est l'occasion de découvrir les richesses des montagnes qui entourent Dien Bien Phu. Panoramas splendides, lacs, cascades, villages très typiques. Les diverses minorités ethniques qui peuplent cette région en sont incontestablement la plus grande richesse.
Ðiện Biên Phủ est une petite plaine au nord-ouest du Viêt Nam dans la province de Lai Châu dans le haut Tonkin, et dans laquelle se trouve la petite ville de Ðiện Biên Phủ, renommée par les vietnamiens. Elle se trouve à proximité des frontières chinoise et laotienne, en plein pays thaï (pays des tai dam). En vietnamien, Ðiện désigne une administration, Biên un espace frontalier et Phủ un district, soit, en termes francisés, « chef lieu d'administration préfectorale frontalière ». En langue tai, la ville se nomme Muong Tenh, muong, désignant le lieu, pays ou ville et "then", le ciel. Elle se présente comme une grande plaine couverte de rizières et de champs, avec le village proprement dit, et une rivière (la Nam Youn) qui traverse la plaine. C'est le seul endroit plat à des centaines de kilomètres à la ronde, il comporte un ancien aérodrome aménagé par les Japonais durant la Seconde Guerre mondiale.
Après sa conquête en novembre 1953 au cours de l'opération Castor, elle fut, l’année suivante, le théâtre d'une violente bataille entre le corps expéditionnaire français, composé de diverses troupes de l’armée française et de l’armée coloniale française, ainsi que le bataillon parachutiste vietnamien, sous le commandement du colonel de Castries (nommé général durant la bataille) et l’essentiel des troupes Việt Minh sous les ordres du général Giáp.
Cette bataille vit la victoire du général Giap le 7 mai 1954 et fut la dernière de la guerre d'Indochine, exceptée l'embuscade du Groupe Mobile 100 à An Khé quelques jours avant les Accords de Genève. La France quitta la partie nord du Viêt Nam (le Tonkin), après les accords de Genève, signés en juillet 1954, qui instauraient une partition du pays le long du 17e parallèle.

Ordre de bataille des belligérants de novembre 1953 à mai 1954

L'Armée populaire vietnamienne

Flag of North Vietnam 1945-1955.svg Việt Minh

Commandement

Général Võ Nguyên Giáp (Muong Phang)
Chef d'état-major : Général Hoang Van Thaï

Infanterie

  • Division 304, Général Hoang Sam :
    • Régiment d'Infanterie 9 (Bataillons 353, 375, 400)
    • Régiment d'Infanterie 57 (Bataillons 265, 346, 418)
    • Bataillon d'Artillerie 345
  • Division 308, Général Vuong Thua Vu :
    • Régiment d'Infanterie 36 (Bataillons 80, 84, 89)
    • Régiment d'Infanterie 88 (Bataillons 23, 29, 322)
    • Régiment d'Infanterie 102 (Bataillons 18, 54, 79)
    • Bataillon d'Artillerie
  • Division 312, Général Le Trong Tan :
    • Régiment d'Infanterie 141 (Bataillons 11, 16, 428)
    • Régiment d'Infanterie 165 (Bataillons 115, 542, 564)
    • Régiment d'Infanterie 209 (Bataillons 130, 154, 166)
    • Bataillon d'Artillerie 154
  • Division 316, Général Le Quang Ba :
    • Régiment d'Infanterie 98 (Bataillons 215, 439, 933)
    • Régiment d'Infanterie 174 (Bataillons 249, 251, ?)
    • Régiment d'Infanterie 176 (Bataillons 888, 970, 999)
    • Bataillon d'Artillerie 980
  • Régiment indépendant 148 :
    • Bataillon 900 (incomplet)
    • Bataillon 910
    • Bataillon 920
    • Compagnies d'armes 121
    • Compagnies de transmissions 523

Artillerie

  • Division lourde 351, General Vu Hien :
    • Régiment d'Artillerie 45 (Bataillons 950, 954) (24 canons de 105 mm)
    • Régiment d'Artillerie 675 (Bataillons 83, 175, 275) (18 canons de 75 mm et 20 mortiers de 120 mm)
    • Régiment de Mortiers lourds 237 (30 mortiers de 82 mm)
    • Régiment de DCA 367 (100 mitrailleuses antiaériennes de 12,7 mm et 80 canons soviétiques de 37 mm mod. 1939)
    • Régiment de Génie 151
    • Unité de lance-roquettes (12 lance-roquettes Katioucha)
L'ensemble représente environ 80 000 hommes en comprenant les services et la chaîne logistique.
On estime, tout confondu, les pertes à 23 000 hommes.

Le GONO (Groupement Opérationnel du Nord-Ouest)

Drapeau de la France Union française

Commandement

  • GONO, Colonel Christian de Castries
    • Sous-secteur nord (Anne-Marie, Gabrielle), Lieutenant Colonel André Trancart
    • Sous-secteur centre (Béatrice, Claudine, Dominique, Eliane, Huguette), Lieutenant Colonel Jules Gaucher puis Lieutenant Colonel Lemeunier
      Groupe Mobile 9 (GM 9)
      (I/13 DBLE, III/13 DBLE, I/2 REI, III/3 RTA)
    • Sous-secteur sud (Isabelle), Lieutenant Colonel André Lalande
      Groupe Mobile 6 (GM 6)
      (III/3 REI, II/1 RTA, V/7 RTA)
    • Groupement Aéroporté 2 (GAP 2), Lieutenant Colonel Pierre Langlais
      (1 BEP, 8 BPC, 5 BPVN)
    • Artillerie, Colonel Charles Piroth
      Groupement A, Major Alliou
      (III/10 RAC, 1 CEPML, 2 CMMLE)
      Groupement B, Major Guy Knecht
      (II/4 RAC, 11/IV/4 RAC, I GAACEO, 1 CMMLE)
    • Après le décès du Colonel Piroth, dans la nuit du 15 au 16 mars 1954, c'est le Lieutenant Colonel Guy Vaillant qui le remplaça le 20.3, avec pour adjoint le Lieutenant Colonel Robin.

Parachutistes

  • 2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes (II/1er RCP), Chef de bataillon Jean Bréchignac
  • 1er Bataillon de Parachutistes Coloniaux (1er BPC), Capitaine Guy Bazin de Bezons
  • 6e Bataillon de Parachutistes Coloniaux (6e BPC), Chef de bataillon Marcel Bigeard
  • 8e Bataillon de Parachutistes de Choc (8e BPC), Capitaine Pierre Tourret
  • 1er Bataillon Etranger de Parachutistes (1er BEP), Chef de bataillon Maurice Guiraud
  • 2e Bataillon Etranger de Parachutistes (2e BEP), Chef de bataillon Hubert Liesenfelt
  • 5e Bataillon de Parachutistes Vietnamiens (5e BPVN, 5 Bawouan), Capitaine André Botella

Infanterie

Légion étrangère :
  • 1er Bataillon de la 13e Demi-brigade de Légion Etrangère (I/13e DBLE), Chef de bataillon de Brinon
  • 3e Bataillon de la 13e Demi-brigade de Légion Etrangère (III/13e DBLE), Chef de bataillon Paul Pégot
  • 1er Bataillon du 2e Régiment Etranger d'Infanterie (I/2e REI), Chef de bataillon Clémençon
  • 3e Bataillon du 3e Régiment Etranger d'Infanterie (III/3e REI), Chef de bataillon Henri Grand d'Esnon
Armée d'Afrique :
  • 2e Bataillon du 1er Régiment de Tirailleurs Algériens (II/1er RTA), Capitaine Pierre Jeancenelle
  • 3e Bataillon du 3e Régiment de Tirailleurs Algériens (III/3e RTA), Capitaine Jean Garandeau
  • 5e Bataillon du 7e Régiment de Tirailleurs Algériens (V/7e RTA), Chef de bataillon Roland de Mecquenem
  • 1er Bataillon du 4e Régiment de Tirailleurs Marocains (I/4e RTM), Chef de bataillon Jean Nicolas
  • 2e Groupement de Tabors Marocains
Troupes coloniales :
  • 2e Bataillon Thaï (BT 2), Chef de bataillon Maurice Chenel
  • 3e Bataillon Thaï (BT 3), Chef de bataillon Léopold Thimonnier
Armée vietnamienne :
  • 301e Bataillon Vietnamien
Supplétifs :
  • 2 Compagnies de Thaïs Blancs, Capitaine Michel Duluat
  • Reliquats des Compagnies de Supplétifs Militaires (CSM) du 1er Groupement Mobile de Partisans Thaïs (GMPT 1), Capitaine Bordier, provenant de Lai Châu
    • Groupement Wième, Lieutenant Réginald Wième
      • 431e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 431)
      • 432e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 432)
      • 434e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 434)
    • 413e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 413)
    • 414e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 414)
    • 415e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 415)
    • 433e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 433)
    • 272e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 272)
    • 341e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 341)
    • 416e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 416)
    • 424e Compagnie de Supplétifs Militaires (CSM 424)
    • 248e Compagnie Muletière (CM 248)
On notera que nombre d'unités ont été aérotransportées avec au moins une partie de leurs supplétifs.

Arme blindée et cavalerie

  • 3e Escadron de marche du 1er Régiment de Chasseurs à Cheval (3/1 RCC), Capitaine Yves Hervouët, équipé de 10 chars M24 Chaffee.
    • 1er Peloton (Bleu) du RICM (Régiment Infanterie Coloniale du Maroc)
    • 2e Peloton (Rouge)
    • 3e Peloton (Vert)

Artillerie

  • 2e Groupe du 4e Régiment d'Artillerie Coloniale (II/4 RAC), Chef de bataillon Guy Knecht, avec 12 obusiers de 105 mm M2A1
  • 3e Groupe du 10e Régiment d'Artillerie Coloniale (III/10 RAC), Chef de bataillon Alliou, avec 12 obusiers de 105 mm M2A1
  • 11e Batterie du 4e Groupe du 4e Régiment d'Artillerie Coloniale (11/IV/4 RAC), Capitaine Déal, avec 4 obusiers de 155 mm M114
  • 1 Section du 1er Groupe Antiaérien d'Artillerie Coloniale d'Extrême-Orient (1 GAACEO), Lieutenant Paul Redon, avec 4 affûts quadruples de mitrailleuses de 12,7 mm
  • Groupe de marche du 35e Régiment d'Artillerie Légère Parachutiste (GM/35 RALP), Chef de bataillon Millot, avec canons de 75 mm sans recul (SR)
  • Bataillon Artillerie Autonome Laotienne (BAAL), Capitaine Ladous
  • 1re Compagnie Etrangère Parachutistes de Mortier Lourds (1 CEPML), Lieutenant Erwan Bergot, avec 12 mortiers de 120 mm
  • 1re Compagnie Mixte de Mortiers de la Légion Etrangère du 3e Régiment Etranger d'Infanterie (1 CMMLE), avec 8 mortiers de 120 mm
  • 2e Compagnie Mixte de Mortiers de la Légion Etrangère du 5e Régiment Etranger d'Infanterie (2 CMMLE), avec 8 mortiers de 120 mm

Génie

  • 31e Bataillon de Génie (31 BG) (2 compagnies), Chef de bataillon André Sudrat
  • 17e Compagnie de Génie Parachutiste (17 CGP)

Transmissions

  • 2e Compagnie du 822e Bataillon des Transmissions (2/822 BT)
  • 2e Compagnie du 823e Bataillon des Transmissions (2/823 BT)
  • 342e Compagnie Parachutiste des Transmissions (342 CPT)

Santé

Médecin-Chef : Capitaine Le Damany
  • Antenne Chirurgicale Mobile n°29 (ACM 29), Commandant Paul Grauwin
  • Antenne Chirurgicale Mobile n°44 (ACM 44), Lieutenant Jacques Gindrey
  • Antenne Chirurgicale Parachutiste n°3 (ACP 3), Lieutenant Louis Résillot
  • Antenne Chirurgicale Parachutiste n°5 (ACP 5), Capitaine Ernest Hantz
  • Antenne Chirurgicale Parachutiste n°6 (ACP 6), Lieutenant Jean Vidal

Services

  • 71e Compagnie de Commandement
  • 6e Compagnie de Commandement et des Services
  • 9e Compagnie de Commandement et des Services
  • 3e Compagnie de Transport de Quartier Général (3 CTQG)
  • 3e Compagnie de Munitions (3 CM) (détachement)
  • 730e Compagnie de Ravitaillement (730 CR) (Service des Essences) (Dépôt 81) (détachement)
  • 712e Compagnie de Circulation Routière (712 CCR)
  • 2e Section de la 5e Compagnie Réparation Matériel Légion Etrangère (2/5 CRMLE)
  • 3e Légion de Marche/Garde Républicaine Gendarmerie Mobile (3 LM/GRGM) (détachement)
  • Groupe d'Exploitation Opérationnel n.1 (GEO 1) (Service de l'Intendance)
  • 403e Boîte Postale Militaire (403 BPM) (antenne)

Renseignement

  • Groupement Commandos n.8 du Groupe de Commandos Mixtes Aéroportés (GC 8/GCMA) (Partisans Méo), Capitaine Hébert
  • Détachement Opérations-Patrouilles (DOP)

Aviation

  • Groupe de Chasse 1/22 Saintonge (GC 1/22), équipé de Grumman F8F Bearcat
  • 21e Groupe Aérien d'Observation d'Artillerie (GAOA 21), équipé de Morane MS.500 Criquet
  • 23e Groupe Aérien d'Observation d'Artillerie (GAOA 23), équipé de Morane MS.500 Criquet (Muong Saï)
  • Détachement de Base Aérienne n.195 (DB 195)
En outre, le camp retranché bénéficie des moyens aériens de l'armée de l'air et de l'aéronavale.
L'effectif de la garnison au 7 mai 1954 se monte à 14 014 hommes comprenant les compagnies de services puis de logistique. L'armée française compte 2 293 morts dans ses rangs, et, sur les 11 721 soldats faits prisonniers, seulement 3 290 reviennent vivants en France.

La bataille

L'opération Castor

Article détaillé : Opération Castor.

Dien Bien Phu le 22 novembre 1953.
Au matin du 20 novembre 1953, dans le cadre de l'opération Castor, deux bataillons de parachutistes français, le 6e BPC (Bataillon de Parachutistes Coloniaux) du chef de Bataillon Bigeard et le 2/1er RCP (2e Bataillon du 1er Régiment de Chasseurs Parachutistes) du commandant Bréchignac s'emparent de la vallée de Ðiện Biên Phủ, défendue par un détachement peu important de l'armée Việt Minh. D'autres unités parachutistes sont larguées en renfort dans l'après-midi ou les jours suivants et dans les semaines qui suivent, notamment le 1er BPC (Bataillon de Parachutistes de Choc) du chef de bataillon Souquet, le 1er BEP (Bataillon Étranger de Parachutistes) du chef de bataillon Guiraud, le 8e BPC (Bataillon de Parachutistes de Choc) du capitaine Tourret, et le 5e BPVN (Bataillon de Parachutistes Vietnamiens) du chef de bataillon Bouvery.
L'ancienne piste d'atterrissage construite par les Japonnais durant la Seconde Guerre Mondiale doit être rénovée, et après avoir réussi le parachutage d'un bulldozer, le génie œuvre. Le 25 novembre un premier avion se pose à Dien Bien Phu, et s'ensuit un acheminement d'hommes, de matériel, d'armes et de munitions. Cette noria aérienne fonctionne pendant quatre mois pour créer, ravitailler et renforcer le camp retranché. Le matériel lourd (artillerie et blindés) est démonté à Hanoï, transporté en pièces détachées, puis remonté à l'arrivée.
Peu à peu, les unités parachutistes sont relevées par les unités d'infanterie envoyées de Hanoi. Les nouveaux arrivants aménagent des emplacements de combats. Les soldats édifient des fortins en utilisant le bois de certaines habitations du village, de la tôle et des poutres, creusent un vaste réseau de tranchées et installent des mines et du fil de fer barbelé. Le commandement n'a pas jugé la menace Viet-minh suffisante pour demander la parachutage de béton et améliorer la résistance des fortifications.

La préparation Việt Minh

Le Việt Minh fait acheminer dans le plus grand secret des canons et du matériel lourd en pièces détachées, transportées à dos d'homme sur une route tracée par l'armée Viet-Minh à travers la jungle et les flancs des montagnes qui entourent Ðiện Biên Phủ, positionnant ainsi des pièces d'artillerie qui permettront un pilonnage des positions françaises.
Il enverra régulièrement des patrouilles pour tester les défenses françaises avant l'assaut. Les Français feront de même en tentant quelques sorties hors du camp. Ils s'apercevront qu'au-delà d'un certain périmètre, ils ne peuvent plus avancer du fait de la pression ennemie. Dès lors ils ont l'impression d'être complètement encerclés[2]. De plus, quelques obus ont atterri dans l'enceinte du camp et certains militaires français évoquent alors l'existence possible d'un ou plusieurs canons isolés du côté ennemi.
Ces escarmouches épisodiques n'inquiètent pas l'état major, qui attend un assaut massif.

L'assaut

L'assaut est déclenché le 13 mars contre le point d'appui « Béatrice » tenu par le 3/13 DBLE (3e bataillon de la 13e demi-brigade de Légion étrangère) commandé par le commandant Pégot. Le point d'appui est écrasé par les obus de canons et de mortiers lourds. Pendant plusieurs heures il reçoit des milliers d'obus. Les abris, n'étant pas conçus pour résister à des projectiles de gros calibre, furent pulvérisés. La surprise est totale dans le camp français.
Le Viêt-Minh utilisant une énorme capacité en bras, a pu creuser des tunnels en travers des collines, hisser ses obusiers et s’offrir plusieurs emplacements de tir sur la garnison sans être vu. Des terrasses furent aménagées et dès que les canons avaient fini de tirer, ils regagnaient leur abri. De ce fait jamais l'artillerie française ne fut en mesure de faire taire les canons Viêt-Minh, pas plus que les chasseurs-bombardier de l'aéronavale.
En une nuit, c'est une unité d'élite de la Légion qui est supprimée. Nul n'a imaginé un tel déluge d'artillerie. La contre batterie française se révèle inefficace. Constatant cet échec, le Colonel d'artillerie Piroth se suicide en dégoupillant une grenade, quelques jours après le début de la bataille.
Puis les artilleurs viêts se sont appliqués à bombarder la piste d'atterrissage, vite devenue inutilisable. Dès lors le cordon ombilical qui reliait le camp à Hanoï était coupé. Le ravitaillement et l'évacuation des blessés s'en retrouva durement affecté. Le Viêtminh lança alors des vagues d'assaut humaines pour prendre les positions françaises, mais elles se heurtèrent à une résistance acharnée et subirent de lourdes pertes du fait des mines et des mitrailleuses. Le Général Vo Nguyen Giap changea alors de stratégie et parla de " grignoter le camp ", en faisant un travail de sape. La bataille fut alors une suite ininterrompue d'offensives et de contre-offensive sanglantes, où les objectifs étaient de reprendre les positions perdues. Le terrain fut transformé en champ de boue du fait des pluies de la mousson, inondant les tranchées, noyant les blessés. On a souvent comparé Ðiện Biên Phủ à un " Verdun tropical ".
Les avions venant de Hanoï (des Douglas A-26 Invader, des Grumman F6F Hellcat) étaient gênés de surcroît par une météo capricieuse (mousson). Jamais ils ne purent identifier les emplacements de tir. Ils larguaient les bombes et le napalm quasiment au hasard, guidés seulement par radio. Ils pouvaient aussi faire des passes au-dessus des crêtes pour tirer avec leurs mitrailleuses de 12,7 mm et leur roquettes.
Un écran nuageux quasi permanent en période de mousson rendait l'accès aérien difficile à vue (et les radars de vol n'existaient peu ou presque pas). Dans ce contexte, les missions d'attaque des avions français étaient dangereuses, du fait du terrain, du climat et surtout de la DCA. Ces avions devaient faire plus de 600 km avant d'arriver sur Ðiện Biên Phủ : ils étaient à la limite de leur réserve de carburant. Ils avaient par conséquent très peu de temps pour leur mission de combat. Les assauts Viêt-Minh eurent lieu essentiellement de nuit, lorsque l'aviation française était inopérante.

Détachement de M24 en action à Dien Bien Phu
Les Français disposaient de 10 chars légers M24 Chaffee armés de canons de 75 mm, mais ils étaient relativement inadaptés à une guerre de siège. Certains furent finalement sabotés par leur équipage, sur avarie ou bien pour éviter la capture par l'ennemi. Ils étaient souvent utilisés pour soutenir l'infanterie lors de contre-attaques.
La garnison ne pouvait compter que sur des contre-attaques de parachutistes à pied, qui ne manquaient pas de courage ni d’héroïsme. Leur mission étaient de s'emparer des positions adverses et des canons, armés de lance-flammes. Mais ces contre-attaques ne pouvaient dépasser la ligne des sommets et durer longtemps par l’incapacité de les ravitailler et de les soutenir d’un appui–feu. Lorsqu'un point d'appui était atteint, les soldats étaient parfois à court de munitions. C'est donc une mêlée à l'arme blanche et à la grenade qui attendait les soldats.
Les Français firent preuve de combativité, sans pouvoir se reposer ou être relevés. On entendit des hommes se battre et mourir en chantant La Marseillaise, au milieu du fracas des explosions. Il y eut nombreux cas de morts d'épuisement. Même lorsqu'on sollicitait les blessés pour retourner au combat - faute de combattant - il y avait encore des volontaires. La nuit, les explosions, les balles traçantes et les fusées éclairantes faisaient que le champ de bataille était visible comme en plein jour. Les canons français tiraient tellement qu'ils étaient chauffés au rouge. Parmi les actes les plus héroïques, citons pour mémoire le combat désespéré de 10 soldats du 6e BPC qui résistèrent sans aucun soutien à des assauts viets pendant 8 jours. Au moment de déposer les armes, ils tenaient toujours...deux survivants...( les brigadiers Coudurier et Logier).[3]
Concernant la logistique, l'aviation française fut nettement dépassée par l'ampleur de la tâche et dut faire appel aux Américains pour des parachutages de troupes et d’équipements avec les avions C-119 Flying Boxcar du CAT (Civil Air Transport) du Général Claire Chennault. Plusieurs de ces avions furent abattus. C'est en fait à Ðiện Biên Phủ que les Américains eurent leurs premiers militaires tués dans la péninsule indochinoise[réf. nécessaire].
Le Général Giap donne une analyse des combats : Les militaires français " selon leur logique formelle, avaient raison ". " Nous étions si loin de nos bases, à 500 kilomètres, 600 kilomètres. Ils étaient persuadés, forts de l’expérience des batailles précédentes, que nous ne pouvions pas ravitailler une armée sur un champ de bataille au-delà de 100 kilomètres et seulement pendant 20 jours. Or, nous avons ouvert des pistes, mobilisé 260 000 porteurs - nos pieds sont en fer, disaient-ils - des milliers utilisant des vélos fabriqués à Saint-Étienne que nous avions bricolés pour pouvoir porter des charges de 250 kg. Pour l’état-major français, il était impossible que nous puissions hisser l’artillerie sur les hauteurs dominant la cuvette de Diên Biên Phu et tirer à vue. Or, nous avons démonté les canons pour les transporter pièce par pièce dans des caches creusées à flanc de montagne et à l’insu de l’ennemi. Navarre avait relevé que nous n’avions jamais combattu en plein jour et en rase campagne. Il avait raison. Mais nous avons creusé 45 km de tranchées et 450 km de sapes de communications qui, jour après jour, ont grignoté les mamelons. "[4]
En manque de troupes, les Français organisèrent des recrutements de volontaires à Hanoï destinés à être parachuté sur Dien Bien Phu, alors que tout le monde savait la situation désespérée et la chute du camp imminente. Des centaines de personnes ont répondu présents à l'appel, certaines n'ayant jamais sauté en parachute de leur vie. Leur motivation était d'aller se battre "pour aider les copains" , "pour l'honneur". [5] Dans la fureur des combats, et la confusion, certains ont raté leur largage et ont atterri chez l'ennemi.
Les défenseurs du camp ont jusqu'au bout espéré une intervention massive de l'aviation américaine pour briser l'encerclement, qui n'est jamais arrivée. Au mois de mai, les Viêt-Minh utilisent massivement des lance-roquettes multiples Katioucha sur la garnison, dont les effets sont dévastateurs.
Les soldats viêt-minh creusèrent sous Éliane 2 une longue galerie, pour y faire exploser plus de 900 kg de TNT. Le manque de munitions se fit criant au sein des troupes françaises, et la situation sanitaire était catastrophique. Un ordre écrit de cessez-le feu du Lieutenant Colonel Bigeard, fut porté au Lieutenant Allaire le 7 mai 1954 à Diên Biên Phu, sur position Eliane3 à 17h00; puis fut donné l'ordre général de détruire toutes les armes.
Il appartenait à la division 308 du Général Vuong Thua Vu de donner le coup de grâce à la garnison française, division d'infanterie qui a été de toutes les batailles en « hautes régions », des « désastres » de Cao Bang et Lang Son en 1950 jusqu'à celui de Điện Biên Phủ. Ce fut aussi cette division 308 qui est entrée la première dans Hanoi libéré en 1954. Au bout de 57 jours de combat, l'armée Viêtminh vient à bout de la garnison du camp retranché, le 7 mai 1954, à 17h30.
On notera que les troupes françaises ont bien reçu un ordre de cessation de combat faute de munitions et qu'elles ne se sont pas rendues.

Le rôle des alliés de la France

Les Américains ont proposé aux Français dès le début de la bataille un soutien aérien par des bombardiers lourds. Cette option fut rejetée par l'état-major français qui estimait maîtriser la situation.
Plus tard devant la tournure dramatique des événements, les militaires français s'empressèrent de réclamer des bombardements massifs sur les collines avoisinantes. Acculé à des positions défensives, l'état-major français avait pour ordre de résister en attendant une éventuelle « Opération Vautour » qui consistait à faire intervenir des bombardiers B-29. Le fait que ces bombardiers pouvaient larguer leurs bombes à haute altitude les rendaient invulnérables vis à vis des défenses antiaériennes vietmihn, avantage que n'avaient pas les B-26 utilisés pas le Corps Expéditionnaire. Le bombardement lourd et massif des collines aurait probablement détruit les DCA, et une partie de l'artillerie employée par le Vietminh, ce qui aurait permis la reprise de l'évacuation des nombreux blessés, les ravitaillements et les largages de bombes traditionnelles et napalm (ce dernier étant forcément à basse altitude pour une meilleure précision).
Les états-majors des deux pays ont même envisagé d'utiliser la bombe atomique pour arriver à leurs fins, si les bombardements conventionnels venaient à échouer.[réf. nécessaire] Pour l'état major français cela aurait été une grande erreur: il y avait à Điện Biên Phủ la quasi totalité du corps de bataille Viet, mais aussi les meilleurs bataillons du CEFEO tels que le bataillon Bigeard (6e BPC), 1er RCP ou le 8e Choc. D'un point de vue militaire, cela aurait été un désastre inutile, et bien pire en ce qui est de l'opinion publique. Pour les américains, il était hors de question d'utiliser la bombe atomique, où que ce soit, ils ne voulaient pas être encore accusé de crime à grande échelle comme lors d'Hiroshima et de Nagasaki.
Mais l'attitude des Américains avait changé entre temps. Ils ont abandonné cette option, à l'approche de la conférence de paix de Genève afin de ne pas aboutir à une situation de non-retour. Ils redoutaient par dessus tout une escalade avec la Chine. A titre personnel, le président américain Eisenhower était un anti-colonialiste notoire et voyait d'un mauvais oeil la présence française en Indochine. De plus il était convaincu qu'"il n'y avait pas de victoire possible de l'Homme blanc dans cette région " [6]
Mais ce n'est pas la seule raison : en effet, les États-unis avaient besoin de l'autorisation du Congrès pour intervenir massivement sur Điện Biên Phủ et, d'après le général Bedell Smith (qui répondait aux suppliques de l'ambassadeur de France outre-Atlantique) « le succès dépend de l'acceptation de Londres »[7]. Churchill reçoit M. Massigli (ambassadeur de France) dans la matinée du 27 avril, (...) et lui dit : « Ne comptez pas sur moi. (...) J'ai subi Singapour, Hong-Kong, Tobrouk. Les français subiront Diên Biên Phù. »[7].
Enfin, les États-Unis commençaient à s'intéresser de près à la péninsule indochinoise, et avaient noué des contacts avec certains militaires vietnamiens via la CIA, au Sud du pays. Les Français gardaient l'espoir de rester en Indochine mais les Américains avaient d'autres projets en préparation. Ils avaient en fait hâte que les Français partent.
L'Amérique se sentait investie d'une mission globale de lutte contre le communisme en Asie du Sud-Est. Un combat où l'on estimait que la France n'avait aucun rôle à jouer. En effet, le président Eisenhower avait élaboré dès le mois d'Avril la Théorie des dominos, selon laquelle si l'Indochine tombait dans le giron communiste alors les pays voisins tomberaient aussi: Thaïlande, Malaisie, Birmanie...

Le bilan

Ce fut la bataille la plus longue, la plus furieuse, la plus meurtrière de l'après Seconde Guerre Mondiale, et l'un des points culminants de la Guerre Froide. On estime à près de 25 000 le nombre des Vietnamiens tués pendant la bataille. L'armée française compta 2 293 morts dans ses rangs mais, sur les 11 721 prisonniers de l'Union Française, valides ou blessés faits par le Vietminh, plus de 71% décédèrent en captivité[8]. L'ensemble des prisonniers (ainsi que les blessés) devra en effet, marcher à travers jungle et montagnes sur 700 km, et de nuit pour échapper aux avions français. Ceux qui étaient trop faibles mouraient ou étaient achevés. Puis ils ont été installés dans des villages sanctuaires, aux confins de la frontière chinoise, hors d'atteinte du Corps Expéditionnaire.
En France
Le conflit indochinois suscitait peu d'intérêt en France, pour plusieurs raisons. La France était sous le régime de la Quatrième République, marquée par une grande instabilité politique. Le pays était en pleine reconstruction économique, et cette guerre était lointaine. De plus le Corps Expéditionnaire n'avait que des engagés volontaires, perçus souvent comme des baroudeurs en quête d'aventures (la France n'avait pas envoyé le contingent en Indochine), et l'Europe entière était en pleine Guerre Froide.
Du point de vue budgétaire, ce sont les États-Unis qui prennent en charge le coût matériel de la guerre,
Du point de vue économique l'Indochine avait toujours été une colonie à vocation essentiellement agricole, organisée par et pour une communauté de planteurs. Mais dans les années 1950, bon nombre d'entreprise déjà étaient parties. Son poids économique n'était plus le même.
D'un point de vue démographique, non seulement il y a toujours eu peu de Français en Indochine, mais en plus la plupart étaient revenus en France, il ne restait que quelques milliers de colons, et quelques entreprises, ce qui contraste avec la situation d'avant la Seconde Guerre Mondiale. En effet les Japonais ont éliminé toute l'administration coloniale en 1945, et 9 ans de guerre ont suivi, ce qui a convaincu bon nombre de Français de partir.
La France de 1954 n'avait plus rien à voir avec la France colonialiste de Jules Ferry du XIXème siècle. En Indochine, la même volonté de rupture était présente chez les Vietnamiens. Une page d'histoire commune entre la France et le Viêt-Nam avait été tournée, avant même la bataille de Dien Bien Phu.
Tous ces éléments font que cette guerre était le plus souvent ignorée en France. Il y eut aussi une certaine lassitude d'une guerre qui n'en finissait pas, dont les motifs étaient obscurs pour la plupart des Français. Dès lors les défenseurs de Dien Bien Phu avaient le sentiment légitime d'être abandonnés par la métropole.
On a pu qualifier la Guerre d'Indochine de "sale guerre", notamment dans les milieux syndicalistes et des partis d'extrême gauche. La CGT ayant même organisé une campagne de sabotage d'envoi de matériel à destination des combattants de Dien Bien Phu.
Il y eut très peu de nouvelles du camp retranché durant les combats, du fait de la censure. Ce n'est qu'à la chute du camp retranché qu'une vague de stupeur s'abattit sur la population française. La surprise laissa la place à la colère, puisque certains membres du Parlement furent violemment pris à parti sur l'Avenue des Champs Elysées par la foule. Il fallait à tout prix trouver les responsables du désastre.

La province actuelle de Ðiện Biên (en vert) était très éloignée de Saïgon, siège des forces aériennes françaises, ce qui pénalisa le pont aérien.

Les stratégies

Du point de vue français


Carte de la bataille de Điện Biên Phủ
Le choix de Điện Biên Phủ était judicieux sur le plan stratégique, au carrefour des pistes pédestres et équestres vers le Laos, et aussi sur le plan tactique d’une piste d’atterrissage qui permettait un ravitaillement massif par pont aérien depuis Hanoi. De plus, cela privait le Viêt-Minh d'un approvisionnement en nourriture, puisque toute la plaine était une zone agricole.
Pour les stratèges français, l’armée populaire vietnamienne ne pouvait pas placer son artillerie. Cet ancien terrain d’aviation japonais était entouré d'un terrain difficile : de hautes collines empêcheraient l’adversaire d’utiliser son artillerie avec le choix:
  • de tirer depuis la pente montante (le versant caché pour la garnison) mais avec une forte flèche, et donc de courte portée qui l’empêcherait d’atteindre les cibles potentielles ou
  • de tirer depuis la pente descendante (à vue de la garnison) ce qui la révélerait aux tirs de la contrebatterie française.
D’autre part, une telle artillerie ne disposerait que d’une faible quantité de munitions fournie par une logistique jugée faible, car basée sur des hommes à pied. De ce fait, le risque d'une artillerie adverse a bel et bien été pris en compte par les Français, mais considéré comme irréaliste d'un point de vue technique. De plus, d'un point de vue purement militaire, on doutait de la capacité des Viêt-Minh à utiliser des canons, ce qui revenait à les sous-estimer de façon flagrante.[2]
La stratégie de Điện Biên Phủ est inspirée des techniques Chindits : une enclave dans la jungle, au milieu du territoire ennemi, une base opérationnelle dépendante du transport aérien pour l’insertion et le ravitaillement, permettant le contrôle d'une large zone. Les Français vont adapter le concept en ajoutant une artillerie conséquente, des mortiers, des mitrailleuses lourdes et une quantité énorme de munitions. Cette tactique du camps-hérisson fortement protégé avait été employée avec succès à Na-San en octobre-décembre 1952.
Pour comprendre la stratégie Viêt-Minh et l'état d'esprit des Français à Dien Bien Phu, il est indispensable se rappeler les événements de Na-San.
Durant cette bataille, un camp retranché du Corps Expéditionnaire, dans une zone reculée et difficile d'accès, fut attaqué par une armée Viêt-Minh, commandée par le Général Giap. Ce fut la seule fois où le Viêt-Minh se livra à une guerre conventionnelle. Ayant été formé en URSS utilisa la tactique des vagues d'assaut humaines, en plein jour, sur terrain dégagé. A l'image des offensives de la Première Guerre mondiale, il lançait les assauts au son du clairon. Ce fut un désastre pour le Viêt-Minh: la 1ère vague sauta sur les mines, la 2ème s'empêtra dans le réseau de barbelé, la 3ème se fit hacher par les mitrailleuses[10]. Devant l'ampleur des pertes il n'eut d'autre choix que de lever le siège. Cet échec le rendit longtemps réticent à attaquer les Français en organisant un assaut frontal et massif. Il revint donc à des technique de guérilla. Le succès de Na-San conforta l'État-major français, et le Général Navarre décida d'utiliser la même stratégie pour le Plan Castor en 1954: fixer les troupes Viêts autour d'un camp retranché, et broyer les vagues d'assaut. Toute la conception du camp de Dien Bien Phu, du choix des armes à la configuration des abris découlait des acquis de la bataille de Na-San, c'est-à-dire qu'on occultait volontairement l'artillerie adverse, et qu'on ne donnait aucun ordre de s'enterrer.
Les abris étaient donc relativement sommaires : des trous des combat avec des sacs de sable et une tôle utilisée comme toiture. Ils étaient reliés par des tranchées. Il n'y eut aucun ouvrage en béton, aucun boyau souterrain, et les canons n'étaient pas protégés mais placés sur de simples plate-formes, au vu et au su de tous.
Điện Biên Phủ est proche de Hanoi par voie aérienne et très loin pour l’Armée populaire vietnamienne à travers des pistes de jungle. Les calculs logistiques du bureau planification donnaient un rapport très favorable pour le côté français, en termes de tonnage quotidien.
Quelques mois avant le début des combats, une délégation gouvernementale se rendit à Dien Bien Phu pour se rendre compte de la situation, et fut rassurée par ce qu'elle vit, et par les officiers du camp qui lui exposèrent leur stratégie. De même, les journalistes, les observateurs étrangers, en particulier les militaires américains, n'ont rien trouvé à redire contre le plan français.
La garnison attendit l'assaut pendant plusieurs semaines, motivée, impatiente d'en découdre et persuadée qu'elle allait " casser du Viêt ". Certains officiers ont déclaré : " Pourvu qu'ils attaquent ! ".[2]
À l’origine, Điện Biên Phủ devait être la base d’unités mobiles susceptibles de rayonner dans tout le district de Lai Chau avec des chars légers Américains M24 « Chaffee » (surnommés « Bisons » par la garnison). C’est pour cette raison qu’un cavalier, le colonel de Castries, était à la tête du GONO (Groupement opérationnel du Nord-Ouest). Le camp était protégé par un réseau de points d’appui aux noms féminins : Dominique, Eliane, Gabrielle... L'autre raison de choisir cet endroit était de couper la route du Laos au Viêt Minh qui voulait en faire une base arrière.
Une fois le terrain d’aviation détruit par l’artillerie vietnamienne dès les premiers jours de la bataille, le sort de la garnison française de Điện Biên Phủ était réglé. N'allait suivre qu'une guerre d'usure entre un Viêt-Minh nombreux et ravitaillé et une garnison qui ne pouvait se permettre la moindre perte.

Du point de vue Viêt-Minh

Pour le Viêt-Minh, la bataille de Điện Biên Phủ fut une bataille d’artillerie afin d'immobiliser l’adversaire et de priver ses troupes de ravitaillement. Les Français ont cru l’adversaire incapable d’utiliser son artillerie et n’ont pas caché et protégé leurs installations détruites dès les premières salves (cf. Jules Roy).
Sur le plan stratégique, le choix de se battre à Điện Biên Phủ était l’argument militaire en vue de la conférence de Genève qui s’ouvrait pour débattre sur la Corée, mais dont le sujet principal était l’Indochine, comme tout le monde le savait.
Le siège de Dien Bien Phu a eu un but qui à la fois militaire et diplomatique : forcer l’adversaire à négocier en position défavorable. L'état major viêt-minh était commandé par le Général Vo Nguyen Giap, mais il fut secondé par des conseillers militaires russes et chinois. L'essentiel de l'armement Viêt-Minh était de fabrication chinoise et était acheminé depuis la Chine voisine, de même que les munitions et les uniformes. En effet, la victoire des troupes communistes de Mao Zedong en Chine en 1949 avait rendu possible une aide chinoise massive au Viêt-Minh. Cela contrastait avec la situation logistique d'avant 1949 où le Viêt-Minh devait attaquer les convois français pour avoir armes et munitions. Pour la première fois depuis le début de la Guerre d'Indochine, le Viêt-Minh disposait enfin de moyens lourds, de troupes régulières bien entraînées et d'un armement moderne et performant.
L'artillerie était principalement constituée de canons de récupération : des 105 mm (M 105 Howitzer) de fabrication américaine, d'obusiers en provenance des prises de guerre chinoises en Corée ou durant la guerre civile contre les nationalistes chinois. Ayant tiré les enseignements de sa cuisante défaite de Na San, Giap bénéficia de l'aide chinoise massive sur le plan de l'artillerie, tant sol-sol que sol-air, ce qui eut une importance capitale dans l'interdiction du support aérien. Ce sont des canons de DCA de 37,5 mm ainsi que des centaines de mitrailleuses de 12,7 mm qui ont joué un rôle d'interdiction aérienne. Les canons furent hissés à flanc de montagne à dos d'homme, en se servant de cordes.
Il était relativement facile de diriger les tirs contre la garnison, puisque les positions Viêt-Minh surplombaient le camp retranché. Les combats d’infanterie étaient destinés principalement à maintenir la pression et démoraliser les défenseurs de la garnison qui perdirent l’initiative dès le départ des premiers tirs d’artillerie.
La logistique vietnamienne était basée sur des pistes de jungle et les solides vélos Peugeot adaptés à une charge utile de 250 kg poussés à pied. Elle préfigurait la future « piste Hô Chi Minh » qui ravitaillerait plus tard les combats au Sud durant la Guerre du Viêt Nam. En parlant de ces vélos, le Général Giap déclara à son état major " ce seront nos Taxis de la Marne ! Ces fameux vélos furent aussi utilisés à des fins de propagande, car en réalité ce sont des centaines de camions Molotova de fabrication soviétique qui ont ravitaillé les troupes de Giap, en plus de milliers de coolies. Ces derniers étant par ailleurs embauchés de gré ou de force.
Il est clair que le Viêt-Minh a remporté la bataille logistique puisque la nourriture, les hommes et les munitions sont toujours arrivés sur Dien Bien Phu, malgré les raids aériens de l'aéronavale. Si les Français avaient pu arrêter le flot logistique du Viêt-Minh, le sort de bataille aurait été tout autre.

Voyage Vietnam: Bac Ha

Voyage Vietnam: Bac Ha


Bac – Ha constitue l’air d’habitat de plusieurs tribus ethniques dont les plus nombreux sont les Hmong fleurs (ou Hmong bariolés), les Phu - La, les Tays et les Daos. Leurs villages originaux, nichés aux pentes des montagnes parsemées de rizières en terrasse, ainsi que leurs marchés hebdomadaires riches en couleurs font de Bac – Ha l’une des principales destinations touristiques du Nord Vietnam. Les paysages de cette région, caractérisés par les rizières en terrasse, sont particulièrement beaux entre le mois de mai (commencement des cultures) et le mois d’octobre (fin des récoltes).
Les marchés des tribus montagnards ont lieu toute l’année, une fois par semaine. Il s’agit non seulement d’un lieu d’échanges où l’on trouve tous les produits locaux (buffles, porcs, chevaux, poulets, herbes médicinales, légumes, tissus et vêtements…) mais également et surtout d’un lieu de rencontres et d’une espace culturelle caractéristique des ethnies minoritaires. Si l’on s’attache en premier lieu à l’authenticité, il est possible de classifier ces marchés dans l’ordre suivant : Sin Cheng (à 50 Km de la ville de Bac Ha, tous les mercredis), Can Cau (à 30 Km de la ville de Bac Ha, tous les samedis), Coc Ly (à 40 Km de la ville de Bac Ha, tous les mardis) et Bac Ha (le plus grand, à la ville de Bac Ha elle- même, tous les dimanches).

En résumé, si vous aimez découvrir les tribus ethniques, leur mode de vie et les beaux paysages, Bac – Ha est une destination de premier choix.
Depuis Hanoi, il est possible d’y accéder par la route (400 Km), mais le moyen le plus pratique est le train de nuit jusqu’à Lao Cai d’où un transfert en voiture de 2 heures vous permet d’arriver à Bac Ha.. Bien sur, Bac Ha n'est pas le marché unique dans les montagnes du nord, si vous voulez découvrir les autres marchés ...
Mardi Coc Ly
Mercredi Cao Son
Jeudi Lung Khau Nhin
Samedi Cau Can
Dimanche Bac Ha, Binh Lu, Muong Hum
En fait le marché du dimanche est ouvert tous les jours, mais le dimanche il est beaucoup plus grand et intéressant alors c’est réellement le jour pour visiter ces marches et en profiter au maximum.
Coc Ly:
Situé à 2h de route de Sapa. Ce marché est régulièrement fréquenté par les H’mong en général. A partir de là vous pouvez également jouir d’une ballade en bateau, environ 1h30 de ballade,sur la rivière Chai. Le marché est ouvert de 6h30 à 14h.
Cao Son:
Situé à 3h de route de Sapa, marché est régulièrement fréquenté par les H’mong fleuris. Peu de touristes connaissent ce marché car il n’est pas populaire, ventes de produits locaux uniquement. Le marché est ouvert de 6h à 12h.
Lung Khau Nhin:
Situé à 2h30 de route de Sapa, marché est régulièrement fréquenté par les H’mong fleuris, les Tay, Les Nung, Phu La et autres minorités. Le marché est ouvert de 6h30 à 13h.
Cau Can:
Situé à 3h de route de Sapa, marché est régulièrement fréquenté par les les H’mong fleuris, les Tay, Les Nung et Phu La. Le marché est ouvert de 7h à 14h.
Bac Ha:
Situé à 2h30 de route de Sapa, ce marché reste le plus grand de cette région et le plus connu aussi, il est régulièrement fréquenté par lesH’mong fleuris, les Dao noir, les Tay et Phu La. Une visite du village Ban Pho peut être programmée en plus. Le marché est ouvert de 6h à 15h.
Binh Lu :
Situé à 1h30 de route de Sapa, marché est régulièrement fréquenté par les H’mong, les Laos, les Thai, les Dao noir et les Lu. Vous pouvez aisément ajoutée la visite des villages de Ban Bo et Na tam à cette excursion. Le marché est ouvert de 6h30 à 12h.
Muong Hum:
Situé à 2h de route de Sapa. Ce marché est régulièrement fréquenté par les H’mong, les H’mong vert, les Day, Tay, Ha Nhi et Les Hoa, vous pouvez aussi rencontrer des chinois…Une visite du village de Ha Nhi peut-être rajoutée à cette excursion. Le marché est ouvert de 7h à 14h.
2 options possibles :
  1. Vous pouvez vous rendre directement sur le marché de votre choix depuis la gare de Lao Cai. Un guide et votre chauffeur vous accueilleront à la gare dés votre arrivée. Suite à votre excursion vous reviendrez à Sapa pour effectuer votre entrée à l’hôtel.
2.   Vous pouvez partir de Sapa. Le matin, le départ à lieu à 7h. près l’excursion soit vous irez à Sapa soit à Lao Cai si vous devez prendre votre train de retour pour Hanoi.
Si vous ne souhaitez pas prendre votre déjeuner sur le marché, vous pouvez facilement emporter un panier pique-nique que nous vous fournirons au prix de 4 dollars / personne.
Inclus :
  • Guide anglophone
  • Visites incluses dans le trek
  • Transports en véhicule privé
Ce que nous vous conseillons d’emmener :
  • Un chapeau pour vous protéger du soleil, crème solaire
  • des chaussures de treks adaptés
  • un imperméable ou un coupe vent.
  • Appareil photo ou caméra
  • Argent de poche
  • Produits anti-moustiques
Important!
Attention aux pickpockets qui sont légion sur les marchés, toujours prendre soin de mettre votre argent et votre passeport dans une poche intérieur inaccessible pour les voleurs. Et rappelez-vous que certains marchés sont assez vastes et parfois surpeuplés alors ne vous perdez pas dans la foule !!!!

Exploration des échines de dragons 14 jours - Trekking au Nord Vietnam

Introduction :
cao bangCe programme est spéciallement concu pour les ceux qui aimer faire des explorations des régions méconnues dans les montagnes, marcher dans la nature, contacter avec les populations locales et ne pas craindre les conditions d'hébergements rustiques. Un périble en 7 jours de marche de suite dans les régions peu fréquentés par les touristes de masse, une vraie immersion dans la vie locale avec les nuits chez l'habitants avec les contacts humains en permanence, une admiration de la grande beauté privilegié par le Créateur de nature pour cette partie du Vietnam , comparable à la baie d'Ha Long et Gui Lin en Chine. Les cretes de Tonkin karstqiue font allusion à des échines de dragon qui se retrouvent tous à la baie d'Halong, ou nous passons une croisière confortable dans les cadres féeriques ... C'est une nouvelle route de trekking découverte depuis peu de temps. Sur que nous seront seuls sur les pistes !!!!
Itinéraire en bref :
  • Jour 01: Arrivée à Hanoi
  • Jour 02: Hanoi – Vi Xuyen
  • Jour 03: Vi Xuyen – Ha Giang - Ban Pan
  • Jour 04: Ban Pan - En Co
  • Jour 05: En Co - Khau Sang
  • Jour 06: Khau Sang - Bao Lac
  • Jour 07: Bao Lac - Cao Bang - Ban Gioc - Phuc Sen
  • Jour 08: Phuc Sen - Ta Lung - Ban Duc Long
  • Jour 09: Ban Duc Long - Ban Na Nieng
  • Jour 10: Ban Na Nieng - Dong Khe - Lang Son
  • Jour 11: Lang Son - Bai Chay - Baie d’Halong
  • Jour 12: Baie d’Halong - Bai Chay - Ninh Binh - Tam Coc
  • Jour 13: Tam Coc - Hoa Lu - Van Long - Ha Noi
  • Jour 14: Ha Noi - visite - Départ.

    Itinéraire en détail:

    J 1/ Hanoi
    trekvietnamtour.comAccueil à l'aéroport par le guide et la voiture puis transfert au centre-ville, où nous nous installons à l’hôtel, dans les rues du vieux Hanoi bordées de petites maisons anciennes typiques. Le reste de la journée est libre, pour vous reposer ou commencer à découvrir la ville. Dîner de bienvenue. Nuit à l’hôtel.


    J 2/ Hanoi – Viet Quang
    Transfert vers Vi Xuyen via une jolie route de montagne. Déjeuner en route dans un restaurant local. Arrivée à Vi Xuyen dans l’après-midi ; il reste suffisamment de temps pour préparer les équipements de trek. Nuit en maison d’hôte à Viet Quang. 260 Km au total. 8 h de route.

    J 3/ Viet Quang - Ha Giang - Ban Pan

    Nous faisons encore 150 kilomètres de route pour rallier Khuoi Duoc, village habité par les Tay et les San Chay. Courte halte à Ha Giang. Au-delà, le paysage change complètement. Nous voyons beaucoup de belles maisons sur pilotis au milieu des forêts de palmiers le long de la rivière Gam. Plusieurs arrêts sur la route pour prendre des photos. Après le déjeuner, une petite balade de 2 heures nous emmène à Ban Pan. Nuit chez l’habitant dans une maison sur pilotis.
    3 h de marche. M : 210 m.

    J 4/ Ban Pan - En Co

    Nous commençons notre trekking par une montée facile de 2 heures et demie. Nous entrons dans une région très sauvage habitée par les ethnies principales du Nord-Vietnam : Mong, San Chay, Dao, Tay, Nung... Nous atteignons un beau flanc de montagne couvert de champs de maïs et de rizières en terrasse. Vue panoramique sur une belle vallée, dominée par le mont Ping Da. Déjeuner pique-nique dans une école où les institutrices et les enfants sont curieux de nous voir. Avant d’arriver au village d’En Co, on doit passer un col à 1 400 mètres. Nuit chez l’habitant dans un très petit village des Nung.
    7 h de marche. M = 970 m - D = 175 m, point culminant du jour : 1 281 m.
    J 5/ En Co - Khau Sang
    Nous montons doucement à flanc de montagne (environ 300 m de dénivelée) en suivant la piste des Français, au travers d’une belle forêt tropicale encore préservée. Après une belle traversée de crête en crête, nous descendons vers une vallée habitée par des Dao rouges. Tous les dix jours, un beau marché local a lieu. Après plusieurs montées et descentes, nous arrivons au village de Khau Sang. Nuit chez l’habitant dans une maison sur pilotis.
    5 à 6 h de marche. M = 180 m - D = 455 m, point culminant du jour : 1 285m.

    J 6/ Khau Sang - Bao Lac

    A la sortie du village de Khau Sang, longue ascension vers de beaux villages habités par les Lô Lô, aux remarquables costumes. Nous continuons notre marche sur un agréable chemin en balcon où nous rencontrons beaucoup de montagnards. Ils portent toujours leurs costumes traditionnels. Une descente rapide nous amène jusqu’à la ville de Bao Lac. Nuit en auberge locale.
    6 à 7 h de marche. M = 270 m - D = 900 m, point culminant du jour : 1 000 m.
    J7/ Bao Lac – Cao Bang - Cascades de Ban Gioc - Phuc Sen
    Nous quittons Bao Lac pour aller à Cao Bang. Le transfert se fait tout le matin et dans l’après midi nous allons visiter une cascade située à la frontière sino vietnamienne. Elle est large de 53 m et haute de plus de 30 m , entourée par les paysages magnifique. Retour à Quang Uyen puis nuit dans un village des Nung, Phuc Sen , dans une ancienne maison sur pilotis.
    J8/ Cao Bang - Tà Lùng - Ban Duc Long(515 m) Reveillles tot le matin par les four de forge, chant de coqs et aboyement des chiens, nous visitons ce village qui est le centre de forge de la région. Ici, les hommes travaillent jour et nuit pour fabriquer les instruments aratoirs de super qualité avec les secrets professionnels transmis de génération en génération. Puis en route vers Ta Lung, poste frontière entre le Vietnam et la Chine. Un pont nous permet de franchir la rivière Bang Giang. Le chemin s’enfonce dans les collines, franchissant quatre “bosses” de plus en plus sauvages…La marche se fait dans les villages habités notament par les Tay, perdus dans les petites vallées encaissées. De vallée à vallée , nous allons traverser aussi les petits coins très couverts de végétation et arrivons au village de Duc Long, pas loin de la frontière . Nuit chez l’habitant, au milieu d’immenses rizières.
    4 à 5 h de marche.

    J9/ Ban Duc Long - Danh Sy - Na Nieng (555 m)
    Nous commencons la marche par une piste carrossable sur 3 kilomètres, au milieu des villages et des rizières. Une rude montée nous permet de traverser vers une vallée adjacente. Au long du chemin , les pictons calcaires somtueux nous devoilent à chaque detour un paysage enchantant. Ensuite, le chemin s’enfonce dans la forêt pour franchir la ligne de crêtes. Le sous-bois, très humide, est dense. Les pièrres, camouflées dans la végétation, sont glissantes. C’est la seule partie délicate de notre itinéraire. Heureusement, la descente sur le versant opposé plus ensoleillé est facile. L’arrivée dans les somptueuses rizières entourées de pics calcaires de Na Nieng est superbe. La vallée est presques éternellement verte avec les cultures. Nuit chez l’habitant à Na Nieng.
    4 à 5 h de marche.
    J 10/ Na Nieng - Dong Khê – Lang Son (830 m)
    Nous entamons la montée la plus longue du parcours (2 h 30) pour rejoindre un nouveau col. Un agréable sentier en balcon fait suite qui nous donne une vue sur les échines de dragon. Nous arrivons au-dessus de la cuvette de Dong Khê. En 1950, près de cinq mille Français y trouvèrent la mort dans de furieuses batailles contre les troupes d’Hô Chi Minh. Aujourd’hui, c’est une paisible bourgade sur la RC 4 (route coloniale 4). Déjeuner dans un restaurant local. Transfert en bus pour Lang son. Arivée à Lang Son , nous visitons le marché Dong Kinh, le plus grand de la ville. Nuit à l’hôtel
    3 h de marche. – 3 h de bus
    J 11/ Lang Son - Bai Chay - baie d’Along
    Départ en minibus (5 h) pour Bai Chay, où nous découvrons la merveilleuse baie d’Along (Vinh Ha Long). Nous passons deux demi-journées à naviguer au milieu des trois mille îles et îlots de la baie d’Along, la huitième merveille du monde ! L’eau est couleur émeraude, d’où son nom de “mer de Jade”. Sur le trajet, nous visitons une ou deux grottes (celle du Lac et/ou celles de l’île des Surprises). Les repas de midi et du soir, constitués d’excellents poissons et fruits de mer, sont servis à bord. Nuit à bord du bateau, cabines de bon standing avec toilettes privées et eau chaude.
    J 12/ Baie d’Along - Bai Chay – Ninh Binh – Tam coc
    Après la visite au “village flottant” des pêcheurs, nous gravissons la colline des Mamelles. Vue panoramique remarquable sur toute la baie d’Along. Nous “revenons sur terre” (au sens propre, comme au sens figuré...) pour effectuer notre transfert à Ninh Binh. Nuit à l’hôtel à Tam Coc.
    J 13/ Tam Coc – Hoa Lu – Van Long - Ha Noi
    Nous allons faire une excursion à vélo après la visite de la fameuse Tam Coc avec halte à Hoa Lu pour visiter deux temples datant du XIXe siècle dédiés aux rois Dinh et Le. Cette province est aussi connue comme la “baie d’Along terrestre”. Une barque en bambou vous attend pour une promenade inoubliable de 1 heure à Van Long, un spectacle à la fois sublime et reposant. Transfert à Hanoi. Nuit à l’hôtel
    J 14/ Ha Noi – visite et départ
    En fonction des horaires de vol, visite éventuelle du Musée ethnographique, qui abrite une collection très complète consacrée aux 54 ethnies du Vietnam. Vol de retour.
    Fin de nos services